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Anne-Sophie Jacouty, Classica-Répertoire (novembre 2006)

Pas de commentaire Revue de presse

Mozart tint durant huit ans la tribune de la cathédrale de Salzbourg et se nourrit, dès son enfance, de l’héritage de Bach. Peut-être le faible nombre des pièces destinées au « roi des instruments » (Mozart à son père) explique-t-il que la postérité ait moins retenu ce talent que ses contemporains, qui le fêtèrent à travers l’Europe. Mais « Année Mozart » oblige, ce répertoire connaît une juste réparation : Olivier Vernet propose sur le nouvel orgue Aubertin de Saint-Louis-en-l’île à Paris un récital surprenant, mêlant des œuvres aux styles et écritures les plus divers… Pas toutes pensées pour l’orgue d’ailleurs ! Le résultat, malgré le risque d’un certain éparpillement, est passionnant et témoigne des grandes capacités d’un interprète infatigable, en permanent renouvellement. Vernet, secondé par Cédric Meckler, se plait à cette profusion qui permet aussi un très beau travail de registration. Ecriture pianistique mondaine ( Intrada K.399 ) ou concertante, Fugues , Choral K.620b au style contrapuntique volontairement archaïsant où se devine aussi un thème de la Flûte enchantée , musique funèbre pour orgue mécanique (saisissant Andante de la fantaisie K.594 , dramatisé par l’usage du tremblant, brillante Fantaisie K.608 : l’interprète entraîne à travers l’extrême diversité d’un monde mal connu, parfois troublant, dont il surmonte les multiples exigences. Quant au jeune orgue Aubertin, il dévoile ici toutes ses richesses.

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