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David Loison, Classica (Mai 2015)

Pas de commentaire Revue de presse

Olivier Vernet continue ses pérégrinations sur la Route des Orgues . Ce projet ambitieux et persévérant nous fait découvrir des instruments sortants des chemins battus tout en explorant des œuvres aux frontières du répertoire. Dans ce volume XVIII , nous faisons étape à Lunel qui possède un Cavaillé-Coll d’une trentaine de jeux. Ses couleurs vives et chatoyantes, la personnalité de ses jeux solistes aux accents opératiques font écho à ses cousins éloignés italiens. Pourtant Olivier Vernet, jouant des paradoxes, accorde une large place à la musique romantique allemande avec deux œuvres à quatre mains, la Fantaisie en ré mineur de Hesse et un tableau champêtre de Berwald. Le résultat est surprenant. Prêtant un soin extrême aux détails, Olivier Vernet et son co-équipier Cédric Meckler donnent vie à ces pièces pittoresques d’une écriture souvent convenue mais que la vivacité de l’instrumentation dépoussière aisément. On vagabonde sans but et l’on finit par entrer en harmonie avec cette nature au visage apaisé. Guilmant, Franck et Lemmens se glissent sans incongruité dans ce paysage. Point de tutti ici, mais une apologie de la couleur et de la mélodie simple. Les Variations sur un thème original écrites par Denis Bédard, également pour quatre mains, concluent cette exploration d’un répertoire tonal et descriptif, qui n’écarte pas la danse, thème cher à Olivier Vernet. Il en ressort un disque simple d’accès qui réunit dans un esprit d’enfance aux intuitions innocentes et perspicaces, les répertoires allemands, français, romantiques et contemporains.

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