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Marc Vignal , Le Monde de la Musique (juin 2008)

Pas de commentaire Revue de presse

Les treize concertini de Haydn pour clavecin, deux violons et basse (l’un d’eux ajoute deux cors), composés aux alentours de 1760, ne sont pas des concertos miniatures, car ils ne possèdent pas de ritournelles « orchestrales ». Ce sont – avant la lettre – des quatuors avec clavier, « concertant » au plein sens du terme : le clavier est présent d’un bout à l’autre et l’écriture est des plus virtuoses. Avec ces oeuvres, Haydn a fait passer dans la musique de chambre l’esprit brillant du concerto. Il n’est jamais revenu au genre. Les concertini ont été enregistrés intégralement au clavecin par Ton Koopman (Philips) et au piano moderne par Ilse von Alpenheim (Pantheon), et plusieurs CD isolés existent. Les exécuter au positif d’orgue se justifie pleinement. L’esprit « de chambre » subsiste et les oeuvres gagnent en couleur. Olivier Vernet a choisi les quatre ouvrages ayant comme volet central non pas un menuet mais un mouvement lent, ce en quoi ils se rapprochent du concerto proprement dit. Faite d’un « Allegro » et d’un « Menuet », la Partita en fa majeur pour clavier à quatre mains est attribuée à Haydn sur une copie d’époque, mais elle ne figure sur aucun de ses catalogues et son authenticité n’est pas prouvée. les six pièces pour horloge mécanique ici retenues figurent parmi les dix-sept (sur un total de trente-deux) arrangées par haydn lui-même. Quatre proviennent de pages existant déjà, et l’on reconnaîtra le menuet de la Symphonie « l’Horloge » et les finales de la 99e ainsi que des quatuors « l’Alouette » et op.71 n°2. Olivier Vernet et ses complices nous font passer en compagnie de Haydn de bien agréables moments.

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