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Michel Roubinet, Le Monde de la Musique (juillet/Août 2007)

Pas de commentaire Revue de presse

Ce coffret du 15 ème anniversaire de Ligia (3 CD pour le prix d’un) reprend le troisième disque d’Olivier Vernet (sur plus de soixante-dix aujourd’hui) : les six Sonates op.65 (Masevaux, 1992), complétées du reste de l’œuvre d’orgue de Mendelssohn et d’extraits du Songe d’une nuit d’été (Saint-Louis-en-l’Île, mars 2007). Comprenant le Nachspiel de 1831, les deux Chorals de 1844, l’ Andante alla marcia , l’ Allegro moderato maestoso et la redoutable Fugue en si bémol de 1845 ainsi que la Fugue à quatre mains de 1835 – donc plus complète que celle de Jean-Baptiste Robin, l’autre grande version récente (3 CD Triton, 2003) –, l’intégrale Vernet permet de vérifier que la perfection de la mise en forme musicale et instrumentale était présente dès ses débuts au disque. Les pages faisant appel à la force graduée de l’Aubertin de Paris resplendissent de grandeur post-classique (Préludes et Fugues op.37 n°1 & 3), comme à Masevaux les mouvements de même esthétique des Sonates, cependant que les pièces sur registrations douces ou en demi-teintes magnifient une palette variée et raffinée, ainsi l’op.37 n°2, les deux Fugues de 1839, l’admirable Präludium en ut mineur de 1841 ou le célèbre et délicieux Thema mit Variationen de 1844, pages d’un lyrisme plus foncièrement romantique. À l’orgue proprement dit de Mendelssohn, dense, souvent grandiose et d’une pureté de structure puissamment restituée, font donc suite cinq pages du Songe , d’après la version pour piano à quatre mains du compositeur (rééditée par Dover), adaptée en fonction des habituelles contraintes (tessiture, octaves…). Dans l’époustouflante Ouverture , qui par sa vivifiante continuité dynamique l’emporte presque sur l’original, le diabolique Scherzo et la Marche des Elfes , le Nocturne et une Marche nuptiale d’une complexité et d’une beauté à faire pâlir les horreurs qui hantent les sorties de mariage, Olivier Vernet et Cédric Meckler rééditent l’exemplaire réussite de leur Mozart sur ce même Aubertin (4000 CD vendus – pas mal, pour de l’orgue !). Virtuosité et synchronisme confondants riment de nouveau avec musicalité, vitalité et goût des plus exigeants.

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