| ORGUE ET ORCHESTRE(S) |
 |
Olivier Vernet se produit régulièrement avec différents orchestres : Orchestre Philharmonique de Monte-Carlo, Orchestre Stradivaria, Orchestre de chambre de Lyon, Orchestre de Picardie, Orchestre d'Auvergne, la Simphonie du Marais, Ensemble Matheus, Ensemble Lachrimae Consort, Ensemble Baroque de Nice, Ensemble " Les Sauvages " mais aussi Japon, pour la N.H.K. (télévision japonaise) avec l'Orchestre symphonique de Sapporo et ce, dans des répertoires très variés : concertos et cantates concertantes de Bach, dont les concertos pour 2, 3 et 4 claviers (en compagnie de partenaires organistes tels que M.-C. Alain, F. Clément, A. Isoir, W. Jansen, B. Morin et F. Rivoal), concertos de C.P.E. Bach, de G. F. Haendel, mais aussi d'A. Guilmant, F. Poulenc et J. Rheinberger, concertos et musique sacrée concertante de J. Haydn (Salve Regina, les deux Messes avec orgue), Sonates d'église de Mozart ainsi que la Troisième Symphonie de Camille Saint-Saens.
|
|
Joseph Haydn : Concerto in D Hob.XVIII, n°2 (extrait)
Olivier Vernet et l'ensemble "Les Sauvages",
direction Jeremy Rhorer
|
|
Michel Corrette : Concerto op.26, n°6 (extrait)
Olivier Vernet et l'ensemble "Lachrimae Consort all' inglese",
direction Philippe Foulon |
|
Carl Philipp Emanuel Bach : Concerto in E flat major H446 (extrait)
Olivier Vernet et l'orchestre d'Auvergne,
direction Arie Van Beek
|
| Marie-Claire ALAIN : ORCHESTRE ET ORGUE (S) ... ! |

Lidi 0104142-04
1 CD - HM65
durée : 76' |
Johann Sebastian Bach
Concertos BWV 1060 à 1062, 1064 & 1065
1ère Mondiale avec 2, 3 et 4 orgues
Marie-Claire Alain, Bruno Morin, Frédéric Rivoal
& Olivier Vernet
orgues Bernard Aubertin
Collegium Baroque sur instruments anciens
Nicolas Mazzoleni, violon solo & direction |
|
|
 |
|
|
Bach : Concerto pour 3 claviers et orchestre BWV1064 (extrait),
Collegium Baroque, direction Nicolas Mazzoleni |
| Laurent CABASSO : PIANO ET ORGUE |
|

Lidi 0104146-04
1 CD - HM65
durée : 57'30" |
Franz Liszt : Piano et orgue - Les Préludes, Orpheus, Prométhée, Mazeppa
Poèmes symphoniques n° 3 à 6 transcrits pour piano et orgue par Laurent Cabasso et Olivier Vernet à partir de la version pour 2 pianos de Liszt
Laurent Cabasso, piano Steinway & Sons
Olivier Vernet, orgue Aristide Cavaillé-Coll : Cathédrale d'Angers (France)
|
|
|
|
Liszt : Mazeppa (extrait) |
|
| Guy TOUVRON : TROMPETTE ET ORGUE |
|

Lidi 0105030-95
1 CD
|
"Rêverie"
Bach, Vivaldi, Gounod, Fauré, Schumann, Glinka, Rimsky-Korsakov, Massenet,
Franck, St-Saens, Schubert, Grieg, Tchaïkovski, Brahms, Tartini, Telemann
Guy Touvron, trompette
Olivier Vernet, orgue Aubertin de St-Louis de Vichy |
|
|
|
|

Lidi 0105002-92
1 CD
durée : 66' |
"Dialogue"
J.-S. Bach, G.-F. Haendel, J.-B. Loeillet, A. Corelli, J.-F. Zbinden
Guy Touvron, trompette
Olivier Vernet, orgue Kern de Masevaux |
| |
|
|
|
Bach : Aria de la Suite en ré (extrait) |
|
| Gilles CANTAGREL : "La Rencontre de Lübeck" |
Olivier Vernet et Gilles Cantagrel se produisent régulièrement dans le cadre d'un concert-conférence intitulé "La rencontre de Lübeck". Les oeuvres d'orgue de Buxtehude, Bruhns, Boehm, Lübeck, et Bach ponctuent le récit de Gilles Cantagrel.
|
C'est au cours de l'automne de 1705 que Johann Sebastian Bach sollicita le Consistoire de Arnstadt afin d'avoir un congé de quatre semaines pour pouvoir se rendre à Lübeck.
Son cousin Johann Ernst Bach pouvant assurer son remplacement, le congé lui fut accordé. Le motif évoqué pour entreprendre ce long voyage, une marche de 400 km parcourus en une douzaine de jours, était de pouvoir rencontrer le grand Dietrich Buxtehude, alors agé de 68 ans, afin de pouvoir profiter de ses conseils et de son enseignement. Il n'est cependant pas exclu que Johann Sebastian ait eu aussi envie de s'éloigner pendant quelques temps de son cadre habituel de travail où il connaissait alors pas mal de problèmes, notamment d'ordre relationnel. Certains parlent aussi d'un éventuel projet de succession, l'âge de Buxtehude laissant présumer que les fonctions de cantor à la Marienkirche devraient changer de mains dans un futur pas tellement éloigné.Haendel et Mattheson avaient eux aussi pensé à cela mais n'avaient pas persévéré. La coutume voulait en effet que le nouveau cantor épouse la fille de son prédécesseur. Il semble que les charmes de Anna Margreta Buxtehude, 30 ans, n'avaient rien de convaincant, pas plus pour Johann Sebastian que pour eux. Quelle est la part de légende dans tout cela ? Difficile à dire, mais il doit certainement y avoir un fond de vérité dont l'importance sera appréciée différemment selon les hypothèses suivies.
Il est certain qu'à l'époque de ce voyage, Johann Sebastian avait déjà pu bénéficier d'une solide formation et qu'il connaissait les qualités des compositeurs et interprètes renommés de son époque. La renommée de Dietrich Buxtehude faisait de lui le meilleur organiste de son temps. La richesse de son inspiration combinée à la maîtrise des techniques de l'écriture ont fait de lui le grand nom de l'orgue en Allemagne du nord à l'époque. Rompu aux différents aspects de la composition et de la pratique musicale, il aura certainement pu initier ou améliorer les connaissances de son jeune disciple en matière d'harmonie, de contrepoint, de rhétorique, de virtuosité, de couleur, etc…De même, les fameuses Abendmusiken qu'il organisait au temps de l'Avent et lors desquelles étaient exécutées des cantates importantes par leurs dimensions ont dû marquer Johann Sebastian qui y participa vraisemblablement en tant qu'instrumentiste, profitant au mieux d'un enseignement dont on sait qu'il fut déterminant pour son parcours futur. Les longues soirées d'hiver étant propices aux discussions, ils ont sans doute évoqué un autre élève du maître, Nikolaus Bruhns, issu d'une famille de musiciens avec lesquels il avait appris le jeu des violes et du violon. Très doué, il excellait dans la pratique de tous ces instruments, ce qui lui valut les recommandations les plus flatteuses. La chronique veut qu'il était capable de chanter en s'accompagnant du violon et du pédalier de l'orgue. Ses compositions sont d'une exceptionnelle qualité et lui valent d'être considéré comme un des meilleurs légataires de Buxtehude. Peut-être ont-ils aussi parlé du célèbre orgue de Arp Schnitger (plus de 60 jeux) de l'église St-Nicolas de Hambourg aux claviers duquel se faisait remarquer Vincent Lübeck, lui aussi bien connu de Buxtehude et ami de Bruhns. Il n'a curieusement laissé à la postérité qu'une dizaine de pièces d'orgue.
Toutes les bonnes choses ont paraît-il une fin. Cela était déjà vrai au XVIIIe siècle et Bach dût donc reprendre la route de Arnstadt en janvier 1706. Ce faisant, il passa par Lünebourg où il pu rencontrer Georg Boehm avec lequel il se lia d'amitié. Ce dernier avait notamment séjourné préalablement à Hambourg. Centre commercial important, cette ville connaissait alors une importante activité musicale et la présence d'un opéra en faisait la tête de pont de la musique italienne en Allemagne septentrionale. A Lüneburg c'était plutôt la musique française qui connaissait les faveurs. C'est donc tout naturellement que Boehm peut être considéré comme étant un point de convergence de plusieurs traditions musicales et qu'il a réuni les styles italien et français, se révélant être à cet égard un précurseur important de Johann Sebastian.
Le voyage à Lübeck fut évoqué lors d'une réunion du Consistoire de Arnstadt à la fin février 1706. Cette honorable assemblée prit donc acte du fait du fait que Bach était resté absent bien plus longtemps que prévu et sans autorisation. Elle remarqua aussi que depuis son retour ses interventions musicales étaient « bizarres ». Elle nota en outre que le sieur Bach fréquentait l'auberge pendant le sermon, que ses préludes étaient trop longs et que, la remarque lui en ayant été faite, ils devinrent ensuite trop courts. On connaît l'adage « On trouve toujours un bâton quand on veut battre un chien ». L'histoire est un perpétuel recommencement… |
Musicologue, conférencier, enseignant, producteur d'émissions de radio et de télévision, Gilles Cantagrel a été directeur de France Musiques, conseiller artistique à Radio France et vice-président de la commission musicale de l'Union Européenne de Radiodiffusion et télévision. Il a également été maître de conférences à la Sorbonne et enseigné au Conservatoire Supérieur de Musique de Paris. Membre du Haut Comité des célébrations nationales, il est aussi président de l'Association des Grandes Orgues de Chartres, de l'Ensemble Sagittarius et administrateur de diverses institutions, dont le Centre de Musique Baroque de Versailles, et membre du Conseil de Surveillance de la Fondation Bach de Leipzig. Gilles Cantagrel a publié de nombreux articles de revues, dictionnaires et encyclopédies en France et à l'étranger, ainsi que plusieurs ouvrages. Spécialiste de Bach et de son époque, il a récemment publié Bach en son temps (1997), Le moulin et la rivière, air et variations sur J. S. Bach (1998), Passion Bach, l'album d'une vie (2000), Georg Philipp Telemann ou le célèbre inconnu (2003), La Rencontre de Lübeck, Bach et Buxtehude (2003). |
|
|
|
|